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Après le bel uppercut droit Seoul Station (posté ici), je viens de me prendre un magnifique crochet du gauche avec sa suite: Dernier train pour Busan. Mais, là où Seoul station était un film d'animation, Dernier train pour Busan est un film tout ce qu'il y a de plus classique. Mais c'est un très bon film!

Depuis le début des années 2000 -- quand les zombies ont commencé à squatter durablement nos écrans, grands puis petits -- tout semblait avoir été dit sur nos putrides préférés. Le genre a accouché d'une tripotée de films, téléfilms, séries et bouquins  où le bon grain est méchamment envahi par l'ivraie. Malgré cette surabondance, il est encore possible de raconter de belles et bonnes histoires de morts-vivants. 

Dernier train pour Busan reprend les choses là où Seoul Station s'est arrêté. Avec de nouveaux protagonistes. Alors que Séoul est progressivement envahi par les zombies, des voyageurs s"embarquent à bord du KTX (un TGV!) sans se douter de l'étendue de la catastrophe. Direction: Busan, à l'extrémité sud de la péninsule. Une destination loin d'être anodine puisqu'il s'agit du dernier bastion sud-coréen lors de l'invasion nord-coréenne de 1950, avant l'intervention des troupes occidentales.

Du même réalisateur donc, Yeong Sang-ho, on retrouve dans Dernier train pour Busan les mêmes thématiques que dans Seoul Station: la déshumanisation du capitalisme, l'égoïsme des classes supérieures, l'aveuglement des autorités, l'incompétence des gars en uniforme... Des thèmes communs à pas mal de films coréens j'ai l'impression. Des thèmes classiques mais qui fonctionnent toujours bien dans un film. Le "héros" est un personnage tout aussi classique: un "mauvais" père qui, dans l'adversité, va se sortir les doigts pour sauver sa fille et regagner son estime. Soit une figure conventionnelle des films catastrophes. Mais ça marche! On s'attache vraiment à Seok-woo et à sa gamine, Soo-ahn. 

Car Dernier train pour Busan a réussi à m'émouvoir, dans sa dernière partie notamment avec un gros moment "sortez les mouchoirs". Dernier train pour Busan a aussi réussi à me faire grave flipper ma race, pendant quelques secondes intenses où je me suis surpris à reprendre mon souffle à la fin de la scène. Je suis une âme sensible et impressionnable, oui. Les scènes d'action sont costaudes et le jeu mille fois vu de zombies claudiquant et claquant des dents est réinterprété avec succès. De l'émotion! Des frissons! De l'action! Yeong Sang-ho a fait du beau travail.

Les Coréens font des sacrés bon films! DEUX bonnes péloches de zombies en moins de 48 heures... J'aurais dû jouer au Loto.

Tag(s) : #CINÉMA

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