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Ma dernière vignette consacrée à Caracas m'a surtout servi à vous présenter la République de Nouvelle-Grenade. J'ai pu développé un chouïa l'ébauche de ma première vignette néo-grenadine. Un post en appelant un autre, j'aimerais vous présenter aujourd'hui les cinq grandes cité de la République de Nouvelle-Grenade. Et, ce faisant, je souhaite me rapprocher un peu du background officiel de Rifts World Book 6: South America One; mais pas trop non plus. Quatre cités apparaissent dans ce supplément, La Fortaleza, Camargo, Cuidad Bolivar et Bonito, tandis que la quatrième, Caracas, est spécifique à mon RIFTS à moi.

Désireux de coller à mon idée d'une nation conservatrice et quasi-rétrograde, j'ai mis en avant l'Église catholique alors que celle-ci n'apparaît pas dans Rifts World Book 6: South America One. J'étais même tenté d'y envoyer des moines-soldats des Ordres européens... Mais j'ai peur de rendre le gâteau par trop indigeste. Comme dit dans mon avant-dernier post, je dois refréner mes envies d'en mettre toujours plus... Et c'est pas facile.

Toujours dans cette optique conservatrice, j'étais tenté de proscrire la magie dans la République de Nouvelle-Grenade. Grave erreur: elle constitue un élément important du setting. J'étais tenté aussi de me débarrasser des Nains de Nouvelle-Grenade, une race de D-Bees amateurs de techno-magie et parfaitement intégrés à la société néo-grenadine. Je n'arrivais pas à associer ces Nains, issus d'un imaginaire très occidental mêlant médiéval-fantastique et steampunk, avec le cadre exotique -- pour moi -- de la Nouvelle-Grenade.  J'y voyais, à raison, une manifestation de la tendance compulsive des auteurs de Palladium Books à mettre des créatures issues de cet imaginaire très occidental, voire très européen, dans tous les cadres de jeu. Seconde erreur: ces Nains néo-grenadins apportent un petit plus sympathique, pour peu qu'on les différencie des Nains "classiques".

Mais je m'égare. Je voulais surtout vous causer des cités de Nouvelle-Grenade. Allons-y.

Caracas et Cuidad Bolivar existent réellement. Caracas est la capitale actuelle du Venezuela. Cuidad Bolivar est située sur l'Orénoque. Quant à La Fortaleza, Camargo et Bonito, je n'ai rien trouvé de probant sur l'intertoile, ni sur Wikipédia ni sur Google Maps... Alors je les ai situées en me basant sur les informations de Rifts World Book 6: South America One et sur mes envies géographiques à moi.

Comme je suis un gars sympa, je vous ai fait une petite carte. J'ai utilisé Flood Maps pour augmenter le niveau des océans de 30 mètres. J'ai signalé ces cinq villes par des losanges -- et leur nom, bien évidemment -- excepté Caracas. J'ai indiqué les nations voisines: le Royaume Vampire d'Haktla, avec qui la République de Nouvelle-Grenade est en état de guerre depuis des siècles, Bahia, une nation humaine pacifique dirigée par des prêtresses vaudou bienveillantes (petit post ici), et les Royaumes Pirates de l'Amazone. Toutes ces nations sont présentées dans Rifts World Book 6: South America One. La frontière de la République de Nouvelle-Grenade, en rouge, est assez informelle et n'a qu'une valeur indicative: les marges de la Nouvelle-Grenade se perdent dans les Terres Sauvages et plusieurs dizaine, voire centaines, de kilomètres séparent les communautés néo-grenadines des communautés humaines des nations voisines.

En dehors de ces cinq métropoles, les densités sont extrêmement faibles: un habitant au kilomètre carré... Deux millions d'habitants tentent de survivre dans les Terres Sauvages de Nouvelle-Grenade, entre les Andes, l'Amazonie et l'Atlantique. En dépit de ce maillage humain épars, les forces armées néo-grenadines patrouillent le territoire sans cesse, pour soutenir les communautés isolées et pour prévenir les incursions monstrueuses et démoniaques, notamment du Royaume Vampire d'Haktla.

LA FORTALEZA

Population: 1,5 millions d'habitants (1,2 millions d'humains, 250 000 Enanos, 20 000 Hommes-lézards...). J'ai multiplié la population des villes par dix par rapport au Rifts World Book 6: South America One.

La Fortaleza est la capitale de la République de Nouvelle-Grenade. Si vous allez sur Google Maps, vous trouverez quelques "Fortaleza" au Venezuela. Mais moi j'ai besoin, conformément au background de Rifts World Book 6: South America One, d'une cité fortifiée édifiée en haut d'un plateau. J'étais très tenté de la situer dans les tepuys, ces grands plateaux vénézuéliens situés dans la Gran Sabana. Mais c'est assez éloigné de la ligne de front contre le Royaume Vampire d'Haktla. Les Andes Vénézuéliennes (la Cordillère de Mérida) me paraissent plus adaptées. La Fortaleza est devenue la capitale du pays après la chute de Bogota. C'est aussi le principal rempart contre les Vampires d'Haktla. La cité porte bien son nom ("forteresse"): elle protège le reste du pays des invasions vampires (mais pas des incursions).

Ce n'est pas une ville au sens où on l'entend habituellement. La plupart des habitations et des rues sont troglodytes, creusées dans la roche. Chaque quartier est bâtie DANS une montagne avec les quartiers civils au sommet et les défenses militaires à la base et sur les pentes. Chaque montagne de la zone fortifiéee est un quartier en soi. Des tunnels relient les différents quartiers. Les montagnes ont été taillées, creusées, aménagées, excavées... De telle sorte que, de loin, elles ont un aspect assez étrange, comme si un géant s'était amusé à les aplanir par endroits. De près, on découvre les portes blindées géantes, les murs avec les meurtrières pour les canons, les aires de décollage et d'atterrissage... Une sorte de Erebor S-F... Les Nains (Los Enanos pour rappel) ont apporté une contribution majeure à l'édification de La Fortaleza. Leur maîtrise architecturale a été déterminante pour bâtir la cité-forteresse.

Toutes les grandes institutions nationales ont leur siège ici. Le Conseil Militaire y siège. Le haut-commandement des forces armées y a son QG, de même pour les services de sécurité. Les six grandes familles y ont leurs résidences principales. Le gouvernement civil, nommé par les militaires, le Sénat, les ministères, la haute-administration y sont installés. L'archevêché s'y trouve. On y trouve aussi les ambassades des grandes nations humaines de la Terre des Rifts. Le seul corps politique important absent de La Fortaleza, ce sont les magiciens. Les maîtres arcanistes de La Universidad résident à Camargo, à l'est du pays.

En plus d'être le cœur politique du pays et militaire du pays, La Fortaleza est un centre économique et militaire majeur. De nombreuses industries s'y sont installées: BTP, armement, machines agricoles, médicaments et appareils médicaux... Une division d'élite et un corps d'armée protègent, et contrôlent, l'enceinte et l'intérieur de la cité. C'est aussi ici que sont créés, transformés, les fameux les Monstruos Contras: des cyborgs techno-magiques élaborés pour transformer des  humains magiciens ou psioniques en chasseurs de monstres surpuissants.

Bon, j'avoue. Hormis avoir multiplié la population par dix, La Fortaleza de mon RIFTS à moi n'est guère différente de celle  de Rifts World Book 6: South America One. Mais j'aime bien l'idée d'une cité-bunker engoncée dans un massif montagneux! Une cité sud-américaine fortifiée et troglodyte, infiltrée et régulièrement assiégée par les Vampires, ça doit induire une ambiance très particulière...

CARACAS

Population: 31 millions d'habitants (28 millions d'humains, 2 millions d'Hommes-lézards, 490 000 Enanos, plusieurs centaines de vampires...).

Caracas est séparée de la Mer des Antilles par une chaîne côtière. La mégacité est cernée par les massifs montagneux et s'étale dans la vallée en contrebas. Le Grand Cataclysme l'a relativement épargné. La chaîne côtière l'a protégé des tsunamis provoqués par l'émergence d'Atlantis; et les pluies de cendres volcaniques en provenance des Andes, plus à l'ouest, n'ont pas atteint l'ancienne capitale vénézuélienne.

Caracas c'est le cœur vibrant de la République: 84% de la population, humains et D-Bees mêlés, de la Nouvelle-Grenade habite la mégacité caraceño! Caracas est entourée d'un réseau très dense de bases militaires, forteresses, murs (MDC, électrifiés ou les deux), bunkers, points de contrôle, champs de mines... Les incursions vampires, et autres, ont laissé des traces, physiques et psychologiques. La paranoïa est particulièrement développée dans les quartiers les plus pauvres, situés à la périphérie de la mégacité et où les forces de l'ordre sont peu présentes. Ces quartiers hébergent la grande majorité des Hommes-lézards, réfugiés de Lagarto pour nombre d'entre eux (Rifts Conversion Book One et Rifts World Book 6: South America One)

Caracas est une sorte de Mega City One latino. La misère y est endémique. Le tissu économique néo-grenadin reste très fragile. La République ne dispose pas, comme le Japon, la Coalition ou la NDR, de Rifts lui permettant d'aller se fournir en matières premières dans d'autres dimensions (dans mon RIFTS à moi du moins). Et les Terres Sauvages néo-grenadines sont particulièrement dangereuses, comme toutes les Terres Sauvages de la Terre des Rifts ceci-dit. Leur exploitation, compliquée et coûteuse, reste très parcellaire, à l'exception des grands domaines agricoles, patrouillés par des milices surarmées. En conséquence, de nombreux Caraceños ne mangent pas à leur faim. Le chômage est massif et, en dehors de l'armée, de l'Église et des gangs, les perspectives sont très limitées pour les plus pauvres.

Cette misère galopante a entraîné une ségrégation de l'espace urbain très marquée. Les classes moyennes, la bourgeoisie et l'aristocratie disposent de leurs quartiers réservés. Des milices privées patrouillent les quartiers riches et en contrôlent l'accès. Les zones habitées et/ou fréquentées par la classe moyenne sont surveillées par la police de la cité et la police militaire. Les mégacorpos, peu nombreuses en République de Nouvelle-Grenade, disposent de leurs quartiers réservés où les plus puissantes ont obtenu un statut d'extra-territorialité. Les milices corpos gardent ces quartiers. Même les familles des militaires et des policiers disposent de quartiers privés. Les Enanos et les Six familles ont investi le vieux centre-ville colonial.

Les barrios, les quartiers pauvres situés en périphérie, rassemblent les deux tiers de la population. La municipalité a édifié des arcologies pour accueillir la croissance de la population dans ces quartiers pauvres (vignette ici). L'intérieur de ces arcologies est occupé par des fermes hydroponiques communautaires. Les plus grandes de ces arcologies font plusieurs centaines de mètres de haut et hébergent des centaines de milliers d'habitants.

Certains niveaux, quant ce ne sont pas des arcologies entières, sont tombés aux mains des gangs. Polices et milices ne s'y risquent plus. Ces gangs vivent de la prostitution et de trafics divers et variés: drogue bien évidemment (le D-blod notamment), armes, armures, extensions bioniques et cybernétiques illégales, organes, objets magiques et techno-magiques interdits, esclaves... Quelques gangs, les plus violents, sont contrôlés par les Vampires d'Haktla et font en sorte de semer la terreur et le chaos dans les barrios. Cette misère et cette violence font que certains quartiers de Caracas ressemblent à une zone guerre. Jetez un coup d'œil à la photo qui ouvre cette partie...

L'Église catholique est la seule institution qui demeure présente dans les barrios. Les églises sont pleines le dimanche et les grandes processions rassemblent des millions de Caraceños parmi les plus pauvres à Noël, Pâques, l'Ascension, la Toussaint... Cette assise populaire permet aux redoutables inquisiteurs d'exercer leur mission là où la police ne met plus les pieds depuis longtemps...

CAMARGO

Population: 1 million d'habitants (550 000 humains, 250 000 Enanos, 150 000 Hommes-lézards, 30 000 Elfes...).

Camargo est la troisième plus grande ville de la République. Située sur les rives de l'Atlantique, à l'emplacement de Los Arroyos et El Pilar, c'est une cité vouée aux arts magiques et au surnaturel. L'énergie et l'eau sont fournies par la magie et la techno-magie. Il existe cependant un réseau de secours conventionnel (électricité et eau), au cas où des ennemis arriveraient à perturber les courants magiques qui alimentent la cité.

Camargo se divise en cinq districts bien distincts.

À la périphérie de la ville, à l'ouest, sont situés les quartiers ouvriers et les usines d'armement, Las Fábricas. Y sont produits armes énergétiques, armures corporelles, véhicules, armures et robots mechas, munitions... La majorité des humains habite cette zone. La gare, gigantesque, est le centre névralgique de cette partie de la ville. Le district est laid, gris, terne, dénué de toute activité culturelle hormis les fêtes religieuses.

Camargo importe d'Amérique du nord et des Républiques Argentines (Rifts World Book 9: South America Two) les matières premières nécessaires au bon fonctionnement de ses usines. Ces importations sont acheminées par voie ferrée via l'avant-port de Camargo. Celui-ci, Puerto Exterior, bien que considéré comme l'un des cinq districts de la ville, est localisé à près de 80 kilomètres de Camargo, là où la rade peut accueillir les cargos. Les navires en provenance de Bahia ou Maga préfèrent accoster à Camargo, où la magie et les D-Bees sont acceptés, qu'à Cuidad Bolivar, moins tolérante. Sévèrement contrôlé par l'armée, seuls les militaires et les employés du port vivent à Puerto Exterior. Les marins de passage n'y dorment pas: ils viennent loger, et s'encanailler, dans les quartiers interlopes de Las Fábricas ou de La Universidad.

Le centre-ville, en bord de mer, est centré sur un lac salé, séparé de l'océan par une bande de terre de quelques centaines de mètres. La Universidad est le bâtiment le plus notable et la plupart des avenues y mènent. Créée par les Enanos, La Universidad forme les magiciens de la République de Nouvelle-Grenade. Tous serviront dans les forces armées ou les différents services de sécurité pour un temps donné. À moins qu'ils ne deviennent eux-mêmes formateurs à La Universidad ou qu'ils soient embauchés par le complexe militaro-industriel techno-magique. Bref, La Universidad est entièrement dévouée aux intérêts, et à la défense, de la Nouvelle-Grenade. Les trois grands Collèges de La Universidad sont ceux de la Magie Incantatoire, de la Magie Élémentaire et de la Techno-magie. Certains Collèges de magie mineurs ont un statut particulier. Le Collège de Théurgie est rattaché à l'évêché de Camargo: on y forme de nombreux inquisiteurs. Le Collège de Biomancie est situé dans le quartier Elfe. Le Collège vaudou est associé à l'ambassade de Bahia et au grand temple de Maria Lionza. Camargo est le seul endroit de toute la République où l'Église catholique autorise le culte vaudou. 

La Universidad est une bâtisse assez impressionnante. Illuminée la nuit par des milliers d'Élémentaires, baignée par des centaines de fontaines magiques où s'égayent des créatures extra-dimensionnelles aux couleurs inconnues, enveloppé par le bruit sourd, et étrangement apaisant, des machineries techno-magiques des Enanos, les visiteurs sont durablement marqués par la beauté et la féerie des lieux. Elle a donné son nom à l'ensemble du district. Les archimages à la tête de La Universidad exercent leurs fonctions sous le strict contrôle de l'armée et, dans une moindre mesure, de l'Église catholique.

Le quatrième district, Las Escalas, est un quartier de pêcheurs surpeuplé. Las Escalas occupe les terres séparant le lac salé de l'océan, des ruines immergées de Guaraúnos jusqu'au vieux El Pilar. La baie n'est pas assez profonde pour accueillir le trafic maritime. Seuls des navires à faible tirant d'eau viennent accoster ici. Les porte-containers géants s'arrêtent à Puerto Exterior. Une grande partie des habitants de Las Escalas sont des Hommes-lézards et/ou des pêcheurs, d'où le nom du district: "les écailles". Les Hommes-lézards du quartier ne sont pas originaires de Lagarto, comme les centaines de milliers de réfugiés de Caracas, mais sont installés à Camargo depuis plusieurs décennies. Le grand marché aux poissons se tient quotidiennement à El Pilar.

La Nave est le cinquième district. Ce n'est pas vraiment un quartier. C'est une gigantesque nef inter-dimensionnelle naufragée sur la Terre des Rifts lors du Grand Cataclysme. Ses occupants, les Enanos, ont fait contre mauvaise fortune bon cœur et se sont bien adaptés à leur monde d'adoption. Leurs tentatives de réparer leur vaisseau ont toutes échoué. La dernière date de plusieurs décennies. 

La Nave fait deux kilomètres de long et 300 mètres de haut dans sa partie non-enterrée. Plusieurs dizaines de milliers d'Enanos y habitent encore, des anciens notamment. Les humains et les autres D-Bees n'ont pas le droit d'y résider mais ils peuvent visiter et s'y loger pour une courte période. Les deux tiers de la Nef, les niveaux inférieurs notamment, sont abandonnés depuis deux siècles. La Nave sépare le district de La Universidad de Las Fábricas. Le périphérique autoroutier contourne la Nef au nord et au sud. Les lignes de métro et de train inter-urbain traversent la Nef où elles desservent une gare et deux stations. La Nave est entourée d'une ceinture de parcs, champs, jardins, terrains vagues et autres ruines: les constructions sont interdites dans un rayon de 200 mètres autour de la structure.

Camargo n'est pas infesté de Vampires comme La Fortaleza ou Caracas. Et les gangs sont beaucoup moins présents ici que dans les barrios de la mégacité caraceño. Seuls quelques quartiers de La UniversidadLas Fábricas et Las Escalas sont à éviter, la nuit notamment. La zone la plus dangereuse reste le bord de mer et ses ruines inondées depuis trois siècles: Noyés, créatures marines diverses et variées... Enfin, à l'insu des autorités, des bokors ont établi un temple dans les égouts de Las Escalas. Personne n'a fait attention, pour l'instant, à l'augmentation du nombre de disparitions inexpliquées, les attribuant aux gangs et aux monstres marins.

CUIDAD BOLIVAR

Population: 900 000 habitants (700 000 humains, 150 000 Enanos, 30 000 Hommes-lézards...).

Cuidad Bolivar est situé sur le cours inférieur de l'Orénoque. À cet endroit, le fleuve est suffisamment profond pour que les navires de haute-mer puisent venir y accoster. Car Cuidad Bolivar, encore plus que Camargo, est LE port de la République de Nouvelle-Grenade. Les trois quarts du trafic maritime de la République passent par là, Camargo conservant le quart restant. Près de 40% de la population humaine de Cuidad Bolivar a des origines étrangères: Amérique du nord, Républiques Argentines, esclaves échappés d'Atlantis, Bahia... C'est véritablement, pour la Nouvelle-Grenade, une porte sur le reste du monde. L'armée de terre y maintient une de ses unités d'élite: La Legión, une division de Crazies et Juicers mercenaires, originaires des Républiques Argentines. C'est aussi la principale base navale de la République: le QG de la flotte s'y trouve, ainsi que les arsenaux, les ateliers, les casernes, l'académie navale...

Mais Cuidad Bolivar ne vit pas que du trafic maritime. Les produits agricoles des fermes hydroponiques et des pâturages du Plateau des Guyanes, passent par Cuidad Bolivar pour y être transformés avant d'être acheminés à Caracas. Véritable carrefour marchand, Cuidad Bolivar accueille de nombreux visiteurs qui viennent se fournir en artefacts techno-magiques, en produits technologiques, en denrées diverses et variées... Y compris de biens en provenance d'Atlantis et du marché interdimensionnel de Splynn (Rifts World Book 2: Atlantis et Rifts World Book 21: Splynn Dimensional Market)! Via les pirates, de l'Amazone et des Antilles, qui disposent à Cuidad Bolivar de leur propre réseau de revendeurs. Les boutiques et marchés de la cité sont bien fournis et les commerçants prospères.

Cette prospérité n'atteint pas tous les quartiers. Les gangs sévissent dans la zone portuaire et dans les barrios les plus pauvres. Le plus violent de ces gangs, Los Caribes, a pris le contrôle des activités illégales du port civil. Les rumeurs comme quoi le gang serait dirigé par des D-Bees monstrueux ou un Vampire sont erronées: les maîtres du gang sont des divinités des anciens Caraïbes, particulièrement sanguinaires, revanchardes et sociopathes. Les rumeurs de cannibalisme rituel sont fondées quant-à-elles. Évitez les docks à la nuit tombée.

BONITO

Population: 410 000 habitants (250 000 humains, 75 000 Hommes-lézards, 25 000 Enanos...).

Bienvenue dans l'enfer vert. Les rues relativement dangereuses des barrios des quatre autres cités ressemblent à un village helvétique paisible et sûr à côté de Bonito.

Bonito ("beau" en Portugais et "assez" en espagnol) est situé en plein cœur de la Forêt amazonienne, sur la rive gauche du Río Guainía (le Rio Negro). Mais je devrais plutôt dire l'estuaire du Río Guainía, car cette partie du fleuve arrive au niveau de la mer, où les eaux puissantes de la rivière amazonienne commencent à se mêler à celles de l'Atlantique.

La cité est cernée par la jungle et les marais saumâtres nés de la rencontre des eaux salées de l'océan et des cours d'eau amazoniens. Enfin la cité... Il faut le dire vite. Bonito est une ville-frontière. Bien que le lieu soit occupé depuis plusieurs décennies, la République de Nouvelle-Grenade a investi le strict minimum sur les infrastructures: pas de routes, pas d'écoles, pas d'hôpitaux... Les administrations publiques sont quasi-inexistantes et même l'armée y maintient une présence minimale: une brigade fluviale, un bataillon disciplinaire d'infanterie, composé essentiellement de Wilderness Scouts (Rifts Ultimate Edition), et quelques commandos héliportés. La seule police existante est celle organisée par le maire, maire dont l'élection (truquée) n'a jamais été reconnue par les autorités de La Fortaleza car il s'agit d'un Ogre (Rifts Conversion Book One; post ici et ici)! D'ailleurs les D-Bees sont nombreux en ville. Il existe même des bidonvilles sur la rive droite de l'estuaire où survivent certains D-Bees qui, dans le reste de la République, auraient été abattus sur place. 

La cité vit de la pêche, du commerce et du trafic, avec les Royaumes Pirates de l'Amazone ou les tribus amazoniennes, humaines et non-humaines, et de la cueillette de plantes médicinales. À ce sujet, les megacorpos pharmaceutiques néo-grenadines ont une petite présence en ville, avec quelques laboratoires, ateliers et hangars. Le quartier habité par les employés est le seul ressemblant à un vrai quartier. Des soldats corpos en contrôlent l'accès drastiquement.

Quelques tribus maintiennent des campements sur les marges de la cité. Il est strictement interdit de leur vendre des armes ou des substances psychotropes (de synthèse, alcool, certains médicaments...). Le ballet des pirogues et des pirogues sur l'estuaire est incessant. Tous les peuples, vivant sur les rives de l'Amazone et souhaitant commercer avec la République de Nouvelle-Grenade, viennent à Bonito. Le port fluvial accueille commerces louches, tavernes mal fréquentées, hôtels miteux et hangars sombres à côté de quais en voie de décomposition accélérée.

Toute la ville semble pourrir lentement. 

Les hommes de main du maire, des Ogres eux-aussi, font régner un semblant de loi. Les jugements sont expéditifs et les forces de l'ordre connaissent bien les bassins à piranhas des environs. L'ordre consiste essentiellement à protéger les intérêts du maire. Celui-ci est mêlé à la plupart des trafics et, quand il aura bien rempli son bas de laine, il pense prendre une retraite méritée à Splynn, en Atlantis. Les autorités néo-grenadines laissent faire, tant que les "hommes" du maire gardent la ville des incursions surnaturelles et des pirates. La présence d'Ogres dans ce coin du monde peut surprendre mais je rappelle que la République de Nouvelle-Grenade est d'une intolérance rare dès qu'il s'agit des D-Bees "locaux", qu'elle associe, à tort ou à raison, aux entités "païennes" et "diaboliques". Seuls les D-Bees sans aucun lien avec les mythes sud-américains peuvent prétendre habiter en Nouvelle-Grenade. Et encore: les D-Bees à l'apparence inhumaine, ou non-humanoïdes, sont tués ou chassés. À l'exception de Bonito.

 

Tag(s) : #RIFTS: UNIVERS MAISON, #AMÉRIQUES, #SOUTH AMERICA, #NOUVELLE-GRENADE, #GERALD BROM ART

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